COVID-19Santé

Contrôle strict de l’origine de tous les décès

La présence physique d’un médecin sera exigée pour constater la dépouille de toutes les personnes décédées sur tout le territoire national. Des mesures sanitaires strictes sont déjà mises en place en cas de suspicion du coronavirus.

Les mesures sanitaires s’adaptent à l’aggravation de la situation. Le constat de décès, quel que soit l’origine de la mort est désormais obligatoire.

Si le décès survient dans les grandes villes, cette tâche revient aux médecins du Bureau municipal d’hygiène mais lorsque la personne décédée se trouve dans les zones rurales ou éloignées, c’est aux responsables des Centres de santé de base d’établir le certificat médical de décès. Ils sont contraints d’effectuer une descente sur terrain pour constater de visu les corps selon le Directeur de la promotion de la santé auprès du ministère de la Santé publique, le Dr Manitra Rakotoarivony.

Cette mesure est incluse dans le «protocole de gestion de cadavres Covid-19» que Madagascar va mettre en place.

« D’habitude, ce certificat médical de décès peut être rédigé par les médecins, même s’ils n’ont pas constaté de leurs propres yeux la dépouille. Dorénavant, la délivrance d’un acte de décès à la mairie ne peut se faire en cas d’absence de ce certificat médical de décès», a-t-il souligné.

En cas de suspicion de coronavirus ou de peste, ce protocole prévoit le port des Equipements de protection individuelle (EPI) par les médecins. Toutefois, les mesures prises se feront en fonction de l’historique du décès, notamment l’aspersion intra-domiciliaire d’insecticides ou encore la désinfection du cadavre.

Lorsque les tests effectués s’avèrent positifs, le formol est obligatoire, non seulement pour éviter la décomposition rapide du corps, mais surtout pour tuer les bactéries. Tous les orifices du mort doivent être également bouchés par des cotons. Ce protocole prévoit aussi l’utilisation des sacs mortuaires, qui seront encore une fois aspergés d’insecticide avant que le corps soit mis dans le linceul et enterré. L’enterrement dans le caveau familial est autorisé, par contre, le corps ne devrait pas être touché que deux ans après l’inhumation.

« Les personnes décédées du coronavirus ne risquent plus de contaminer son entourage mais toutes ces mesures sont prises pour se préparer à toutes les éventualités vu que les recherches sont encore en cours concernant ce virus. Les Communes et les centres de santé vont collaborer étroitement pour qu’elles soient appliquées sur tout le territoire national et veilleront aussi aux respects des mesures sanitaires par la famille des personnes décédées», explique toujours le Dr Manitra Rakotoarivony.

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