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Plan à 826 millions de dollars: Le secteur privé attend du concret au plus vite

L’Etat annonce un plan d'urgence coûtant près de 826 millions de dollars dont une grande partie reste à trouver. Le secteur privé attend surtout du concret dans sa mise en œuvre pour qu’il ne reste pas un autre effet d’annonce.

Une somme colossale. 826 millions de dollars sont indispensables pour la mise en œuvre du Plan multisectoriel d’urgence (PMDU). L’État a déjà ses idées sur les moyens de le financer mais a cependant déjà indiqué qu’un énorme gap est encore à combler.

Pour l’heure, les ressources disponibles parviennent d’une contribution à hauteur de 375 millions de dollars de l’Etat, 60 millions de dollars de la Banque centrale, 8 millions de dollars du programme Fihariana et 127 millions de dollars qui auraient déjà été annoncés par les Partenaires techniques et financiers.

255,9 millions de dollars à trouver

“Son financement sera déterminé dans le cadre d’une table ronde avec les PTF. Les ressources pour le faire pourront parvenir, soit d’une allocation supplémentaire des ressources propres internes (RPI), soit d’une prise en charge des besoins par les PTF, à travers des projets restants ou à créer”, précise ce plan, qui est désormais disponible.

Ce sont donc les financements d’un plan qui est établi sur la base de l’analyse des besoins urgents et prioritaires, pour une durée de cinq mois, et de l’évolution de la situation sanitaire, sociale et économique. Ses axes d’intervention sont le renforcement de la gouvernance de la lutte contre le Covid19, le renforcement des mesures relatives à la protection sociale et l’appui pour le secteur privé.

Sur ce dernier volet, le secteur privé a déjà eu l’occasion de se prononcer et veut des mesures concrètes au plus vite. Le patronat n’a en effet pas manqué de faire part de leur déception quant aux mesures prises par l’État pour leur permettre de faire face à la crise qui sévit.

Le décalage entre les attentes du secteur privé et les propositions avancées par l’État avait été soulevé par le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM). Les solutions et allègements, notamment sur le paiement des obligations fiscales ou encore la garantie offerte par l’État pour encourager les opérateurs à recourir à des crédits bancaires ont été jugés largement loin de régler leur problème. Il n’est d’ailleurs pas à rappeler que ces opérateurs ont demandé à être subventionnés. La sauvegarde des emplois est plus que jamais primordiale. L’État lui même estime que le nombre des travailleurs placés en chômage technique ou subissant une baisse de revenus se comptent par centaine de milliers.

Pour le reste, il faut toujours qu’on interpelle l’État à être transparent dans la gestion de l’argent public ou des fonds octroyés par les PTF de Madagascar. Des fonds qui sont justement prévus pour la gouvernance de la lutte contre le Covid19, le renforcement des mesures relatives à la protection sociale et l’appui pour le secteur privé, mais dont leur répartition et utilisation restent floues.

 

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