ActualitésBusinessEconomie

Filière huiles essentielles: L’usage de «chaudières vertes» obligatoire pour les producteurs

La filière huiles essentielles doit désormais composer avec la limitation des impacts sur l'épuisement des ressources forestières. L’usage des chaudières respectant l’environnement, par exemple, est déjà lancé.

Des innovations s’imposent. Les opérateurs devront changer de chaudières et sont appelés à utiliser celles qui s’adaptent aux évolutions technologiques actuelles. Ce, pour prévenir la dégradation de la forêt, comme l’a expliqué le ministre de l’environnement, Baomiavotse Vahinala Raharinirina, lors de sa récente rencontre avec les représentants du Groupement des exportateurs d’huiles essentielles de Madagascar (GEHEM).

Un projet soutenu par la Banque mondiale, destiné à appuyer les entreprises dans cette transition vers l’utilisation de machines qui ne fonctionnent plus ou ne recourent plus qu’à une petite quantité de bois, est déjà mis en œuvre. Le président du GEHEM, Nirina Olivier Rakotoson, n’a alors pas manqué de rapporter des résultats concluants sur l’utilisation des chaudières alimentées par de l’huile de vidanges ou encore l’utilisation des foyers améliorés dans la production.

Utilisation de briquettes de bambou à l’étude

L’utilisation de briquettes de bambou est même en cours d’étude. “C’est une transition qui se fera d’une manière progressive, qui dépendra des moyens financiers des producteurs mais également des sources d’énergies disponibles”, soutient cet opérateur dans la filière huiles essentielles.

Mais cette transition énergétique se doit d’être couplée par des campagnes de reboisement, surtout pour ces opérateurs qui exploitent des ressources forestières. Au mois de mars 2019, leur groupement a signé un engagement pour le reboisement de 100 000 jeunes plants par an. Depuis, le GEHEM a mis en terre pas moins de 80 000 jeunes plants. Une performance félicitée mais qui peut encore être améliorée, selon le ministre Baomiavotse Vahinala Raharinirina.

Une plateforme nationale pour la filière huile essentielle

L’objectif est par ailleurs d’assurer des impacts positifs de l’exploitation des huiles essentielles, non seulement sur le plan économique mais surtout sur le plan environnemental et social. A indiquer que pour cette filière, qui fait vivre près de 300 000 personnes, ses opérations d’exportation a rapporté 104 millions de dollars pour le pays en 2018. Cette valeur d’exportation a cependant été réduite à 92 millions de dollars l’année dernière, notamment à cause d’un blocage des opérations, lié à une lourdeur administrative.

C’est pour éviter la répétition de ce genre de situation et pour la promotion de la filière huiles essentielles que la mise en place d’une plateforme nationale a été décidée. Cette plateforme sera composée des représentants du GEHEM, du MEED ainsi que ceux des autres départements comme le ministère des Finances, celui de l’agriculture et celui de l’industrie et du commerce. Ils auront à se pencher et valider ensemble les lois et réglementations, les innovations technologiques, les marchés à percer.

 

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page