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L’hôtellerie et la restauration en crise: Plus de 90% des salariés mis au chômage technique

Le tourisme est le plus durement touché par la crise liée au Covid19. Les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, par exemple, ont été obligés de mettre en chômage technique presque la totalité de leurs salariés.

Fin mars 2020, les établissements membres de la Fédération des hôteliers et restaurateurs (FHORM) amorçaient leur descente aux enfers. A la fin du mois d’avril, moins d’un mois plus tard, les impacts de la crise sanitaire et la fermeture des frontières se sont déjà faits lourdement sentir. La situation était catastrophique : les 304 membres de cette fédération ont enregistré une perte d’activités de de l’ordre de 80% . Puis venait ce mois de juin, durant lequel plus de 90 pourcent des salariés, membres du FHORM, ont été envoyés en chômage technique. Une situation de sinistre comme le décrit le président du conseil d’administration de cette fédération, Johann Pless.

Malheureusement, l’avenir s’annonce encore incertain. C’est seulement avec une réouverture du trafic aérienqu’un chiffre d’affaires de 10 à 25 pourcent pourra être espéré au mois d’avril 2021, estime-t-il. Et ce n’est que vers la fin de l’année prochaine que l’atteinte des 75 pourcent des chiffres d’affaires réalisés en 2019 est envisagée.”Des efforts sont à déployer car nous sommes plus dans la survie que dans le développement”, avance-t-il.

Mobilisation pour éviter une longue traversée du désert

Le risque « d’une année quasi-blanche » et d’une longue traversée du désert est ainsi une réalité pour de nombreuses entreprises. Voilà les hôteliers et restaurateurs formels ne baissent alors pas les bras et se mobilisent pour se préparer à sauver ce qui pourra encore l’être le moment venu. Depuis près d’un mois, ils ont travaillé sur des protocoles sanitaires. ” C’est un pré-requis pour ouvrir les frontières et rouvrir les vols aériens sur le territoire. Ces protocoles n’attendent plus qu’à être validés”, explique Johann Pless, le président du FHORM.

Ces opérateurs touristiques travaillent parallèlement sur la dessaisonalité pour une éventuelle réouverture du marché cette année “Ceci sous attend que nous allons travailler toute l’année et qu’il ne devra donc plus avoir la basse saison entre le mois de décembre et le mois d’avril. Ceci nous permettra d’atteindre, en 2020, un accroissement du nombre des touristes et du taux d’activités”, poursuit-il.

Pour ce faire, la diversification des offres, tout comme les marchés émetteurs est indispensable. “Nous n’allons plus nous contenter des marchés historiques. Nous allons également miser sur le tourisme national dont le potentiel va au-delà des 1,5 millions de personnes”, a-t-il détaillé.

Des résolutions qui sont actuellement couplées par une série de formation dédiées aux acteurs dans le secteur hôtellerie et restauration. La FHORM a en effet bénéficié de 150 millions d’ariary pour ce programme de formation, dont l’objectif est la normalisation des activités de ses membres.

Demande d’une aide de l’Etat pour « survivre »

Les opérateurs économiques demandent ainsi l’aide de l’État pour survivre par rapport à la situation actuelle mais également par rapport à l’incertitude que présente l’avenir. “Le report des paiements des charges patronales et salariales et des obligations fiscales sont déjà une main aux entreprises en détresse. La reclassification dans la loi des Finances rectificative des entreprises qui sont assujetties à l’impôt synthétique est saluée. Mais comme nous essayons encore de survivre, nous allons demander des crédits bancaires et nous avons largement besoin de l’appui de l’État à ce sujet”, conclut Johann Pless.

 

 

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